Poème à maudire et pâlir sous un drap et blêmir,
haïr ton absence. Un vide, le rien profond d'une trace, un vide, là,
fatigué d'attendre là, comme le ventre à remplir du
délié d'un poème à maudire. Ton absence, mon
corps. Et puis rien. Encore. Que le vide à maudire et dedans des
mots sans forme s'amoncelant se collent en poème informe, en poème
à fuir sous un drap pour écrire au bistre gluant l'absence
insensée de ton corps. Poème gluant des absences s'amoncelant,
poème insensé des vides meurtris, des ventres s'accolant,
déliés, informes et absents. Poème difforme aux effluves
de peur, relent tremblant, ancrant, vrillant sous un drap d'une encre pâle,
là, le vide exsangue de ton corps absent. Ton absence, mon corps.
Poème pour haïr le vide à maudire.
Pour attendre.
Et puis rien.