Encore des si ! Encore des si !
Des rêves échevelés, enchevêtrés, inachevés
quand on se réveille.
Des mailles de mots venues de nulle part, de partout, d’ailleurs.
Les gigantesques flux d’énergies se perdent en ruisseaux pour
se fondre en marais.
Suintants. Un peu salés du labeur des nuits.
Où est la mer et son horizon ? Où est la mer qu’on y
marche en son fond ?
Y voir les coquillages quand ils vivent encore, les étoiles qui appellent
au voyage,
les écailles de lumière et d’argent, les herbes qui
dansent aux chants des courants,
qui ondulent quand approchent nos pas et se couchent, humides sous nos doigts.
Où est la mer quand la terre est si laide,
où est la mer que l’on s’y taise, que l’on s’y
noie,
doucement, comme avant.